L'Ivre S, déf : personne dont le nom commence par un S et qui se passionne pour la lecture. But? Se laisser emporter par l'ivresse de lire...

mercredi 3 octobre 2012

Le silence du Bonheur


Il y a quelques années déjà, j’avais découvert avec plaisir la série Pirates de Camille Bouchard. En 2012, l’auteur présente une nouvelle œuvre, Le coup de la girafe, qui n’est pas du tout semblable à ses écrits précédents : Bouchard a changé de cap quant aux thèmes abordés dans ses romans, et c’est totalement réussi! Finaliste pour le Prix des libraires Jeunesse 2012, son roman n’a malheureusement pas raflé les honneurs. Mais ce n’est certainement pas ça qui doit nous empêcher de découvrir un bijou de la littérature jeunesse.

Les girafes, ce sont les animaux préférés de Jacob, avec leur grand coup et leurs pattes délicates. Il éprouve une fascination sans limites pour ces animaux exotiques, alors qu’il est totalement terrorisé par les lions, surtout par Chibou, sa peluche. Lorsque Romain apprend à Chloé et Jacob qu’il y a une sortie scolaire prévue au zoo durant l’hiver, le jeune homme de quinze ans est fou de bonheur. Il est convaincu que ce sera la plus belle journée de toute sa vie.

Un petit groupe d’adolescents, Imbeault et ses acolytes, Morve et Bobette, ne cesse de s’en prendre à Jacob. Ils lui font des farces idiotes, blessantes, le rouent de coups de pied, l’humilient devant tous, bref, le prennent comme souffre-douleur. Et pire que tout, ils l’appellent le Pacom.

Parce que Jacob n’est effectivement pas comme les autres. Vous vous en doutez peut-être : Jacob est atteint d’une déficience mentale du spectre de l’autisme. Il éprouve une grande difficulté à socialiser avec les autres, il est très solitaire et il est totalement incapable de se défendre. Par contre, il est conscient que, malgré qu’il ait physiquement quinze ans, il n’en a mentalement que six. Et parce qu’il est différent, la plupart des élèves le fuient et certains vont même jusqu’à le blesser, comme Imbeault et ses Colocus.

J’ai été agréablement surprise par l’écriture de l’auteur. Le récit est tissé de sorte que le lecteur se retrouve dans la tête de Jacob. Il est conscient de ses pensées, de ce qu’il vit. Et tout cela se raconte dans un vocabulaire et avec une syntaxe relativement simplifiés : il ne faut pas oublier que Jacob n’a que six ans! Cette différence d’expression est frappante et ajoute du réalisme à l’histoire.

Bouchard traite aussi de la méchanceté des adolescents avec leurs pairs. On voit clairement que Jacob est victime d’intimidation. Pourtant, il ne dénonce pas les Colocus (en est-il seulement capable?) et personne ne semble vouloir le faire pour lui, pour le protéger. Au contraire, tous assistent à cette violence sans lever le petit doigt. Ce comportement est en soit une sorte d’encouragement, ce qui ne fait qu’alimenter le problème...

Je ne vous raconterai pas la fin de l’histoire. Je vous crois amplement capable de lire ces cent petites pages afin de découvrir le destin de Jacob. Sachez seulement que, étant une âme sensible, j’ai pleuré. Préparez-vous à en faire autant.


Thèmes : adolescence, cruauté, mesquinerie, lâcheté, intimidation, amitié, courage, différence, autisme

Lectures du mois de Septembre - Défi 365

179. Promise – Ally Condie
180. Gaïg, T.1 – Dynah Psyché
181. Le maitre de Rampling Gate – Anne Rice
182. Portrait – Maggie Stiefvater
183. Loup, y es-tu? – Maggie Stiefvater
184. Le dernier jour du printemps – Maggie Stiefvater
185. Le cavalier amoureux – Tessa Gratton
186. Vampire en cage – Tessa Gratton
187. Shelter Island – Melissa de la Cruz
188. L’histoire de Sam – Rachel Caine
189. Pour l’amour de Grace – Rachel Caine
190. Gaïg,T.2 – Dynah Psyché
191. Le Collectionneur – Chrystine Brouillet
192. C’est pour mieux t’aimer, mon enfant – Chrystine Brouillet
193. Sans pardon – Chrystine Brouillet
194. Le coup de la girafe – Camille Bouchard
195. Et si c’était vrai... – Marc Lévy

Pour un total de 17 livres en 30 jours. (Retard cumulatif de 79 livres.)

Lectures du mois d'Août - Défi 365

158. Madida – Harley Jane Kozak
159. La maison des horreurs – S.W. Hubbart
160. Transparence – Jeff Somers
161. La porte de la chambre – Elaine Viets
162. Messages fantômes – Barbara D’Amato
163. Limbes – Steve Brewer
164. Délit d’initié – Mike Wiecek
165. Les disparus de Hopeful – Mike Hammer
166. Mort d’un vampire – Parnell Hall
167. Long terme – Toni L.P. Kelner
168. Équipe de nuit – Dana Cameron
169. En souvenir du Sybilline – Lou Kemp
170. La boite de Pandore – Martin Meyers
171. La conscience – Terrie Farley Moran
172. Tadesville – Jack Fredrickson
173. Le Secours Express – Carolyn Hart
174. Demain les loups – Luc Proulx
175. Chroniques d’une sorcière d’aujourd’hui, T.1 – Angèle Delaunois
176. Chroniques d’une sorcière d’aujourd’hui, T.2 – Angèle Delaunois
177. Chroniques d’une sorcière d’aujourd’hui, T.3 – Angèle Delaunois
178. Ma sœur est une vampire, T.3 – Sienna Mercer

Pour un total de 21 livres en 31 jours. (Je remonte tranquillement la pente, mais j'accumule quand même le retard. Retard cumulatif de 66 livres.)

Lecture du mois de Juillet - Défi 365

145. Journal d’un dégonflé, T.4 – Jeff Kinney
146. Journal d’un dégonflé, T.5 – Jeff Kinney
147. Ma sœur est un vampire, T.1 – Sienna Mercer
148. Polux, T.1 – Aude Vidal Lessard
149. Aïnako, T.1 – Ariane Charland
150. Aïnako, T.2 – Ariane Charland
151. Ma sœur est un vampire, T.2 – Sienna Mercer
152. Avoir un (ex) petit ami gai : mode d’emploi – Carrie Jones
153. Zâa, T.1 – Élodie Tirel
154. Dahlia Underground – Charlaine Harris
155. Hixton – William Kent Krueger
156. Métamorphoses – Margaret Maron
157. Les intrus – Brendan DuBois

Pour un total de 13 livres en 31 jours. (Retard cumulatif de 56 livres. J'ai honte.)

mercredi 4 juillet 2012

Lectures du mois de Juin - Défi 365

Mouain. J'ai pas mal trainer de la patte, durant les deux derniers mois. Pardonnez-moi, SVP.

136. Fusion – Maggie Stiefvater
137. Rivage mortel – Carrie Ryan
138. Le grand vertige – Martine Latulippe
139. Les vélos n’ont pas d’états d’âme – Michèle Marineau
140. Du soleil même la nuit – Nathalie Fredette
141. Le journal intime de Marie-Cool – India Desjardins
142. Meurtre à distance – Suzanne Julien
143. Journal d’un dégonflé, T.2 – Jeff Kinney
144. Journal d’un dégonflé, T.3 – Jeff Kinney

Pour un total de 9 livres en 30 jours. (Chouuuu! Retard cumulatif de 38 livres. Je dois vraiment mettre la main à la pâte... ou à la page!)

vendredi 1 juin 2012

Lecture du mois de Mai - Défi 365


114. La forêt des Damnés – Carrie Ryan
115. Oui, non... peut-être? – Nadine Descheneaux
116. Trois boutons – Nadine Descheneaux
117. Lili-la-lune T.2 – Amélie Bibeau
118. Instinct 1 – Vincent Villeminot
119. Le piège de l’ombre – Hélène Vachon
120. Une carte sans légende – Pascale Gingras
121. Fièvre – Maggie Stiefvater
122. Terrienne – Jean-Claude Mourlevat
123. Le dernier jour de ma vie – Lauren Oliver
124. Les secrets de Wisteria, T.1 – Elizabeth Chandler
125. Les secrets de Wisteria, T.2 – Elizabeth Chandler
126. Cruisin’ – Sarah Mlynowski
127. I don’t like your girlfriend – Claudia Grey
128. The law of Suspects – Maureen Johnson
129. The mirror house – Cassandra Clare
130. Nowhere is safe – Libba Bray
131. Stupid perfect world – Scott Westerfeld
132. Love struck – Melissa Marr
133. Sleeping with the spirit – Laurie Faria Stolarz
134. Thinner than water – Justine Larbalestier
135. Fan fictions – Gabrielle Zevin


Pour un total de 22 livres en 31 jours. (Donc un retard cumulatif de 17 livres. Ouch. Bobo.)

mardi 22 mai 2012

Surprise...

Voilà. Vous venez de découvrir une partie cachée de moi : je ne fais pas preuve de beaucoup de rigueur dans mes projets. D'habitude, plus ils avancent, plus je m'en délaisse... Dans le cas présent, je continue toujours de lire mes livres, mais les chroniques mensuelles, les messages donnant de mes nouvelles, les critiques, etc. sont un peu (lire ici beaucoup) mis de côté. C'est pour moi une adaptation très difficile d'avoir à venir sur ce blog très souvent... Il arrive même des journées où je n'ouvre même pas mon ordi, alors me motiver pour écrire une critique... Ouff! Faut vraiment que je me donne un coup de pied au c*l... J'ai une vie sociale assez remplie et elle passe avant tout. Désolée, c'est moi! Bienvenue dans mon monde...!

Bon. Je vais VRAIMENT faire des efforts, si ce n'est que pour vous mettre une photo de ma PAL, de mes achats ou de critiquer un livre de temps en temps, du moins plus souvent que dans les dernières semaines... Honnêtement, je suis infiniment plus active sur Twitter : le message rapide de 140 caractères me convient beaucoup plus que la longue chronique. J'ai moins l'impression de me répéter, en fait... Bref.


Pour me faire pardonner, voici une photo de ma PAL, telle que mise à jour ce soir, en revenant de la bibliothèque! :P



De plus, j'ai fait de folles dépenses. Voici quelques achats que j'ai réalisés durant ma dernière virée magasinage!



Et le cinquième livre de cet virée s'intitule "Je m'appelle Mina." Sa couverture, la calligraphie, l'arrangement du texte m'ont fait carrément tripper! À vous de voir!





J'ai vraiment hâte de le lire! Qu'en pensez-vous?

mardi 1 mai 2012

Lecture du mois d'Avril - Défi 365


84. Enigmae T.2 – Anne Bernard-Lenoir
85. Enigmae T.3 – Anne Bernard-Lenoir
86. Immortals T.1 – Alyson Noël
87. Sans rien n’y personne – Reynald Cantin
88. Les naufrages d’Isabelle – Tania Boulet
89. Alex Rider T.9 – Anthony Horowitz
90. Planches d’enfer T.1 – Chloé Varin
91. Planches d’enfer T.2 – Chloé Varin
92. Cassiopée, l’été polonais – Michèle Marineau
93. Cassiopée, l’été des baleines – Michèle Marineau
94. Luna, T.9 – Élodie Tirel
95. Aurélie Laflamme, T.8 – India Desjardins
96. Histoire de la dame pâle – Alexandre Dumas
97. Le Vampire – Charles Baudelaire
98. La Nonne sanglante – Charles Nodier
99. Frisson – Maggie Stiefvater
100. L’amie imaginaire – D.W. Cropper
101. Bloqués sous la neige – D.W. Cropper
102. Hurler avec les loups – D. W. Cropper
103. La désastreuse invitation – D. W. Cropper
104. Les démons venus du ciel – D. W. Cropper
105. Vengeance et Fureur – D. W. Cropper
106. Chassé-croisé – D. W. Cropper
107. Billy-ne-fais-pas-ça – D. W. Cropper
108. Bébé Sorcière – D. W. Cropper
109. Le Défilé de la nuit – D. W. Cropper
110. Toujours plus bas – D. W. Cropper
111. L’orphelinat – D. W. Cropper
112. Dans l’ombre – D. W. Cropper
113. Le sacrifice – D. W. Cropper

Pour un total de 30 livres en 30 jours. (Toujours un retard cumulatif de 8 livres.)

mardi 10 avril 2012

Oh dear! Oh dear! I shall be late!


Reconnaissez-vous ces paroles? Savez-vous à quel récit je les ai empruntées? Respect à la personne qui pourra répondre à cette question!

Eh oui! Vous l’aurez compris : toujours ce sacré retard qui me talonne. MAIS je dois dire que je n’en ai pas pris ce mois-ci. Allez-y, applaudissez-moi! J’attends... Bon. Tant pis.

Pour récapituler un peu, je suis en grève depuis le 23 février dernier, c'est-à-dire déjà un peu plus d’un mois. Je croyais employer tout ce nouveau temps libre à lire, écrire des appréciations, les publier sur mon blog, etc. Malheureusement, il en a été décidé autrement : obligation familiale pour un membre hospitalisé. Comme je suis celle qui a le plus de temps sur les bras, je dois m’occuper de mon grand-père hospitalisé et faire le taxi pour ma grand-mère afin qu’elle puisse passer du temps avec lui. Résultat : j’ai pris un retard considérable dès la deuxième semaine du mois.

Entre les suppléances, l’emploi étudiant à temps partiel, les entrevues pour un emploi d’été, j’ai tout de même réussi à caser quelques livres. Pas assez, pourtant. J’ai donc dû prendre une décision que je n’aimais pas : lire des plus petits récits, des nouvelles. J’ai une multitude de bouquins sur mes tablettes, mais ils recèlent tous une moyenne de 350 pages, ce qui était trop long pour moi, ces derniers temps. Avec tout de même un certain enthousiasme, j’ai sorti de la pénombre de Maupassant, Steinbeck et Asimov. J’ai même fait l’acquisition de quelques petits romans de La Courte Échelle expressément pour tenter de rester à jour dans mes lectures.

Malgré tous les dérangements que j’eus l’occasion de connaitre, je dois dire que j’ai découvert plusieurs séries dont les suites tardent à arriver. Je me suis reconnue en Namasté, jeune adolescente en quête d’amour. J’ai adoré l’amour impossible qui unit Tristant et Ivy, au-delà de la mort (Le Baiser de l’Ange). J’ai survécu à la fin de monde telle que l’a imaginée Susan Beth Pfeffer. J’ai cru à l’impossible lorsque Billie, personnage de roman, se matérialise devant Tom Boyd, son auteur et créateur (La fille de papier). Finalement, j’ai ri à gorge déployée en lisant les aventures de Greg Heffley, le dégonflé de Jeff Kinney.

J’ai exploré beaucoup de genres différents, ce mois-ci, et j’en suis extrêmement fière. Malgré quelques récits que j’ai moins appréciés (Fils de sorcière, Les rats du Yellow Star), je crois avoir réussi à étendre mes horizons.

Un des livres qui m’a particulièrement touchée et qui me semblait, à la base, d’une simplicité incroyable a nuancé mon point de vue au niveau de la littérature jeunesse. Rappelez-vous mon entrevue avec SophieLit : « J’aime bien que la plupart des romans jeunesse soient simples, légers, bien que certains autres sortent littéralement du moule. » Eh bien! Celui dont je vous parle sort carrément du moule! D’une longueur approximative de 100 pages, Chante pour moi, Charlotte soulève les sentiments les plus profonds, liés à l’impuissance ressentie devant une maladie incurable. Bien que les mots soient simples et les phrases relativement courtes, ce roman permet aux préadolescents d’expérimenter une des innombrables épreuves de la vie. Dans ce récit, l’histoire est linéaire, certes, mais elle reflète la réalité que pourrait vivre une famille de nos jours. Il est primordial que les lecteurs sachent que la vie ne n’est pas un rêve éveillé : tout n’y est pas rose. Chapeau à Marthe Pelletier!

Voilà que s’achève ma deuxième chronique! Je vous rappelle que vous pouvez me trouver sur Twitter, pour savoir ce que je lis sur le moment avec mes premières impressions!

Bizoux   :)


Mars 2012 

Des nouvelles!

Lors d'une de mes dernières suppléances, j'ai amené mes élèves dans le local d'informatique et j'ai pu surfer tranquillement sur le net. J'ai effectué quelques recherches sur des thèmes littéraires, sur des livres à lire, etc. Je suis finalement arrivée sur quelques forums et blogs personnels et j'ai fait la découverte d'un terme dont je n'avais jamais entendu parlé, mais que je souhaite utiliser : la Pile à lire, ou la PAL. J'ADORE.

Personnellement, je ne m'aventurerai pas à dresser ma PAL pour le moment. Par contre, je peux vous envoyer, de façon hebdomadaire, une photo de ma PEC : Pile en cours (!), soit la pile de livres qui se trouve sur ma table de chevet.

Voici celle de cette semaine :

Excusez le sens de la photo : on ne lit pas bien les titres...


La moitié sont des livres que j'ai empruntés à la bibliothèque, l'autre à mes amies! Quoiqu'il en soit, ils sont tous entamés et j'alterne la lecture entre chacun. Espérons que j'aie terminé le tout avant la fin de la semaine!

J'essaierai de vous dresser ma PAL d'ici la fin du mois!  ;)
En attendant, je rends publique ma deuxième chronique, soit celle du mois de mars!

Bizoux!

lundi 2 avril 2012

Le début de la fin


J’ai décidé de commencer le défi 365 vers minuit, le 11 janvier 2012. Pourquoi? Avais-je quelque chose à prouver? à ME prouver? Honnêtement, je n’en ai aucune idée. Sur le coup, c’était la meilleure idée que j’avais eue de toute ma vie. Quelques jours plus tard, c’était plutôt le contraire. Encore une fois, pourquoi? Parce 365 livres, c’est beaucoup. Les lire n’est pas un problème. Mais en trouver autant, c’est une autre paire de manches!

Bon. J’ai près de 200 livres dans ma bibliothèque personnelle et il y en a pratiquement le tiers que je n’ai pas lu. Parfait. C’est déjà ça de trouvé. Et si je les ai achetés, c’est que j’avais le gout de les lire, nécessairement. Ensuite? Je vais chez ma sœur, vide ses piles de livres par terre et en rapporte à la maison une trentaine. Super. Mais je mets ça où, maintenant? Enlève la radio qui ne sert plus, replace les disques sur la bonne tablette, passe un coup de chiffon : et une tablette de libre, une! Ce sera ma tablette Défi 365 : d’un côté, les livres de ma sœur, de l’autre, ceux que j’emprunte dans les bibliothèques. Oui, oui. Parce que je vais à la bibliothèque en plus. Et je remplis toutes les cartes (trois!) à ma disposition. Ouf! Voilà une bonne première étape de faite.

Maintenant, par lequel commencer? J’en ai beaucoup trop. Ils m’intéressent tous. Particulièrement lui parce que j’ai déjà lu les premiers tomes. Et lui aussi, ça fait longtemps que je veux le lire. Ah! Mais la couverture de celui-ci m’attire! Et la quatrième de cet autre est tellement évocatrice... Quel dilemme!

Et c’est à ce moment-là que je me dis : « Mais dans quoi me suis-je embarquée? Est-il encore temps de reculer? (Non, c’est déjà écrit sur Facebook, c’est rendu officiel!) Pfft! J’ai beaucoup plus d’orgueil que ça! Je vais les lire, ces 365 livres, et même un de plus, puisqu’on est une année bissextile! Je vais leur en mettre plein la vue! » Ah, l’orgueil... Quelle plaie, parfois! Mais je prends un livre, puis un deuxième, et un troisième, etc. Je finis par embarquer dans le défi, par accepter cette nouvelle « facette » de ma vie qui sera un enfer pour la prochaine année... Je retombe dans mon adolescence avec Tania Boulet, je fais de merveilleuses découvertes comme la collection TABOU et la série Hunger Games, je pleure ma vie avec Dominique Demers et sa Marie-Lune. Bref, beaucoup d’émotions!

Oui, oui. Un enfer. Mettez-vous à ma place...

Tout d’abord, vos amis vous traitent de folle. Ils se demandent où vous allez trouver le temps de lire entre vos trois emplois, votre baccalauréat et vos sorties mondaines. « Facile, voyons! Je vais lire, euh... dans le transport en commun! Voilà! » Vous ne cognerez plus de clous, vous allez vous taper un livre assise inconfortablement dans l’autobus ou coller (de façon indésirable?) sur un utilisateur du métro. Mais c’est possible, il ne faut pas abandonner.

Ce serait lâche de votre part.

Oui, parce qu’un de vos buts étaient de très bien connaitre la littérature jeunesse puisque c’est ce que vous allez enseigner. Autant commencer tout de suite, alors que vous avez le temps de vous y mettre. N’attendez pas d’avoir des millions de copies à corriger, des cours à planifier et deux enfants sur les bras avant de vous rendre compte que vous auriez dû faire ce choix lorsque vous étiez plus jeune.

Vous avez mieux à faire de votre temps, c’est-à-dire influencer votre entourage...

Mais, petit à petit, vous voyez que les gens autour de vous se promènent souvent avec un livre sous le bras ou dans le sac. Mmmh. Étrange. Ce n’est pourtant pas dans leurs habitudes. Et c’est à ce moment-là que vous vous rendez compte que vous avez influencé, voire inspiré, vos meilleurs amis en décidant de relever ce défi. Une amie qui trouvait que lire était une perte de temps vous raconte maintenant le nouveau livre qu’elle a lu. Et ce, à chaque semaine. Quel changement! Une autre vous demande quels titres qui se trouvent parmi votre liste de lecture se rapportent aux problèmes que rencontrent les adolescents. Tiens, intéressant. Et ainsi de suite. Un peu d’orgueil? Oui. Vous avez poussé des gens à la lecture sans même le vouloir. C’était un pouvoir inconscient. Que pourrez-vous donc faire avec vos élèves?

Sortez donc de votre bulle!

Puis la vie continue, mais vous prenez un peu de retard, que vous rattrapez la semaine suivante. Mais n’oubliez pas : vous avez commencé le défi le 11 janvier, ce qui veut dire que vous êtes 10 jours, donc 10 livres, en retard. Ah! Tiens! Une grève générale illimitée. Quelle bonne façon de reprendre le temps perdu. Mais ça, c’est sans compter les innombrables périodes de suppléance imprévues... Attendez la semaine suivante, c’est la relâche des écoles secondaires. Farniente. Seule à la maison, un, ou plusieurs, livres à la main, vous vous mettez à la tâche. Et vous le faites bien!

La question qui se pose à présent est : le retard pourra-t-il être rattrapé?
C’est à suivre...


Février 2012

Lectures du mois de Mars - Défi 365


53. Ma mère est morte ce jour-là – Cathy Pomerleau
54. Le baiser de l’ange, T.2 – Elizabeth Chandler
55. Le baiser de l’ange, T.3 – Elizabeth Chandler
56. Namasté, T.2 – Maxime Roussy / Marie-Ève Larivière
57. Namasté T.3 – Maxime Roussy / Marie-Ève Larivière
58. 24 filles en sept jours – Alex Bradley
59. Namasté, T.4 – Maxime Roussy / Marie-Ève Larivière
60. Le retour de l’ange, T.1 – Elizabeth Chandler
61. Ta voix dans la nuit – Dominique Demers
62. Journal d’un dégonflé, T.1 – Jeff Kinney
63. La fille de papier – Guillaume Musso
64. Chroniques de la fin du monde, T.1 – Susan Beth Pfeffer
65. Chante pour moi, Charlotte – Marthe Pelletier
66. La terreur des mers – Danielle Marcotte
67. Les rats du Yellow Star – Raymond Plante
68. Une ombre au tableau – Josée Plourde
69. Mon père est un Jupi – Alain Ulysse Tremblay
70. Les grandes marées – Jacques Poulin
71. Le meurtre – John Steinbeck
72. Le harnais – John Steinbeck
73. Le serpent – John Steinbeck
74. Fuite – John Steinbeck
75. Les Fausses notes – Tania Boulet
76. Une famille et demie – Élyse Poudrier
77. Fils de sorcière – Hervé Gagnon
78. Chante-cloche – Isaac Asimov
79. Le loup – Guy de Maupassant
80. Magnétisme – Guy de Maupassant
81. Apparition – Guy de Maupassant
82. Rouge poison – Michèle Marineau
83. Solitude Armée – Marilou Addison

Pour un total de 31 livres en 31 jours. (Toujours un retard cumulatif de 8 livres.) 

Poisson d'avril!

Aaaaah! Je dois dire que j'ai rigolé un bon coup, hier : j'ai publié un statut Facebook mentionnant que j'abandonnais le Défi 365... Tous ces gens qui se sont empressés de me dissuader, c'était tordant! Quoiqu'en même temps, c'était extrêmement touchant de voir à quel point les personnes les plus proches de moi me soutiennent tout au long de ce défi! Merci à tous, je vous aime! :)

Maintenant, passons aux promesses du mois...

JE LES TIENDRAI TOUTES! Oui, oui! Dans quelques minutes je publierai deux autres billets : mes lectures de mars ainsi que ma première chronique, qui tardait à arriver. Je vais attendre que la deuxième soit publiée sur SophieLit avant de la mettre sur mon blog : ça devrait se faire dans la prochaine semaine. En ce qui concerne la chronique Hunger Games, elle est déjà disponible, mais je crois que je vais la revoir. En effet, après une petite relecture, j'ai aperçu quelques coquilles et tournures de phrases relativement louches. Bref, à suivre!

Sur ce, je vous quitte!

À la prochaine!

lundi 26 mars 2012

May the odds be ever in your favour


Avant de commencer, je tiens à résumer un tantinet l’histoire de ce premier volet d’une série de trois livres de Suzanne Collins.
L’Amérique du Nord n’est plus. De ses cendres est née Panem, une contrée où se côtoyaient 13 districts soumis au règne de la ville Capitole. Lorsque les districts se révoltèrent, le Capitole anéantit le District 13 et garda les 12 autres dans la peur et la survie. Pour leur rappeler cet affront, le Capitole exige que chaque district lui fournisse, à chaque année, un garçon et une fille âgés entre 12 et 18 ans, afin de les envoyer dans une arène où ils devront se battre jusqu’à mort. Selon les règles du jeu, il n’y a qu’un seul survivant. C’est à cette téléréalité morbide, qui plait tant aux habitants du Capitole, que participera Katniss Everdeen, après s’être portée volontaire pour préserver sa sœur des immondices de ce jeu vicieux.
Depuis l’été dernier déjà, une bande annonce non-exhaustive paraissait au cinéma. Je l’avais aperçue alors, mais je n’y avais pas vraiment porté attention. Ce n’est que récemment, soit au mois de décembre, que je me suis penchée sur cette trilogie, et je dois dire que j’ai dévoré allègrement les deux premiers tomes. Dès la fin du premier roman, je me suis précipitée sur Internet afin de regarder les bandes annonces. À partir de ce moment, je me suis créé de grandes attentes : je dois dire que je n’ai pas été déçue.
Le casting est, d’après moi, extrêmement bien fait. J’ai lu quelques critiques assez sévères à propos du casting, surtout concernant le choix de Jennifer Lawrence pour Katniss, et je crois qu’elles n’ont pas raison d’être. Chaque personnage correspond physiquement à l’acteur qui l’interprète, rendant fidèle au roman l’adaptation cinématographique. La seule surprise que j’ai eue fut de voir Lenny Kravitz qui jouait Cinna, le styliste de Katniss. Malgré tout, j’avoue qu’il a été excellent. Du côté de l’interprétation, j’ai adoré le détachement dont faisait preuve Katniss, l’émotivité de Peeta, la jalousie de Gale, le désespoir de Prim, l’excentricité d’Effie, la compassion de Cinna et l’ébriété de Haymitch.
Quant à la « trame de fond », tout était au point. La pauvreté des districts est poignante et réaliste. On voit à quel point le Capitole a un impact important sur la vie des habitants de Panem. D’un autre côté, l’éblouissante Capitole est tellement colorée qu’on n’a pas de difficulté à croire à l’excentricité et la supériorité de ses habitants. Le contraste entre les deux modes de vie est saisissant, ce qui ne fait qu’augmenter la présence de la réalité politique totalitaire de Panem : les gens du Capitole ont droit à tout alors que ceux des districts vivent de façon minimaliste. De plus, l’enchainement des scènes est assez fluide et respecte au plus grand point le roman de Suzanne Collins : c’est cet aspect qui m’a particulièrement plu. J’ai l’habitude de voir des films qui s’inspirent de romans ou qui tentent de les reproduire maladroitement. Je dois vous avouer que l’adaptation cinématographique de Hunger Games est la meilleure que j’ai vue depuis un certain nombre d’années.
Par contre, en tant que grande fan, je me suis aperçu qu’il manquait quelques petits détails, qui m’avaient marquée lors de ma lecture. Tout d’abord, les « tracker jackers » piquent Katniss lorsque celle-ci tente de se débarrasser de l’alliance des districts 1 et 2. Elle hallucine pendant quelques jours et se réveille, épuisée, à bout de forces. Or, dans le film, on voit la jeune fille se relever, tout naturellement, comme si elle venait de faire une sieste, saisir son arc et repartir à l’aventure. Après plusieurs jours de Hunger Games, ainsi qu’un venin hallucinogène coulant dans ses veines, elle n’aurait pas du se remettre aussi facilement, en si peu de temps. Dans la même lignée, il est clair que la jeune Jennifer Lawrence possède un visage rond et bien en chair, mais cela ne cadrait pas totalement avec le contexte du film. Je crois que le maquillage approprié aurait réussi à lui rendre l’air plus émacié, soit plus réaliste avec la situation. Finalement, lorsque Katniss conçoit une sépulture à Rue, le peuple du district 11 la remercie en lui envoyant un pain provenant directement de leurs fours. Il n’est aucune mention de ce geste de solidarité dans le film, alors qu’il est extrêmement important : c’est là que commence la nouvelle révolution.
De façon générale, l’adaptation cinématographique du premier roman de la série dystopique de Suzanne Collins est un réel succès. Ceux qui auront lu le livre ne sauront pas déçus, et ceux qui n’en auront pas tourné une page seront époustouflés. Ce film est à voir absolument, si possible au cinéma, afin de voir l’ampleur des images et de l’action.

samedi 24 mars 2012

Heure du décès?

Non, ne vous inquiétez pas : je suis toujours en vie, quoique pas très active...

Je vous prie d'excuser mon absence involontaire et bien malheureuse : je voudrais tellement écrire une critique de mes lectures, mais le temps se fait rare... :(

Bref...
Je vais quand même prendre la chance de vous promettre quelques trucs :
                     a. la liste de mes lectures de mars
                     b. ma première (et la deuxième aussi, peut-être) chronique qui sera éventuellement
                                              publiée sur Sophielit.ca
                     c. une chronique spéciale Hunger Games : livre VS adaptation cinématographique
                     d. pas de retards pour mars? :P

Allez!
@+!
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jeudi 1 mars 2012

Lectures du mois de Février - Défi 365

28. L’arbre tombé – Hélène Vachon
29. Maître du jeu – Aline Apostolska
30. Le choix de Savannah – Sophie Girard
31. L’amour à mort – Corinne De Vailly
32. Chercher le vent – Guillaume Vigneault
33. Lénacie T.2 – Priska Poirier
34. Le journal d’Arianne – Michel Lavoie
35. La fille d’Arianne – Michel Lavoie
36. Le destin d’Arianne – Michel Lavoie
37. Lili-la-lune T.1 – Amélie Bibeau
38. Piercings sanglants – Sylvain Meunier
39. Namasté T.1 – Maxime Roussy / Marie-Ève Larivière
40. L’emprise – Sophie Girard
41. Love Zone – Chantal d’Avignon
42. Chambre froide – Laurent Chabin
43. Des milliers d’étincelles – Tania Boulet
44. Enigmae T.1 – Anne Bernard-Lenoir
45. Les chemins de Mirlande – Denis Côté
46. Le long silence – Sylvie Desrosiers
47. Le baiser de l’ange, T.1 – Elizabeth Chandler
48. Halo – Alexandra Adornetto
49. Des souris et des hommes – John Steinbeck
50. La leçon – Eugène Ionesco
51. Blade, embusqué – Tim Bowler
52. Blade, cerné – Tim Bowler


Pour un total de 25 livres en 29 jours. (Retard cumulatif de 8 livres.)

samedi 25 février 2012

Lectures du mois de Janvier - Défi 365


1. Alex Rider, T.8 – Anthony Horowitz
2. Diadème, T.1 – John Peel
3. Hunger Games, T.1 – Suzanne Collins
4. Hunger Games, T.2 – Suzanne Collins
5. Cosmétique de l’ennemi – Amélie Nothomb
6. Sexy – Joyce Carol Oates
7. Le Petit Prince – Antoine de Saint-Exupéry
8. Luna, T.8 – Élodie Tirel
9. Un an après – Sue Mayfield
10. Klepto – Lori Weber
11. Protège-moi de mes désirs – Peter McPhee
12. La morte – Guy de Maupassant
13. Le secret des crânes, T.1 – Claude Champagne
14. Un hiver de tourmente – Dominique Demers
15. Les grands sapins ne meurent pas – Dominique Demers
16. Ils dansent dans la tempête – Dominique Demers
17. N'oublie pas mon petit soulier – Nadia Lakhdari King
18. Ma vie ne sait pas nager – Élaine Turgeon
19. À fleur de peau – Martine Latulippe
20. Un lourd silence – Martine Latulippe
21. Poupée – Monique Polak
22. Dernière station – Linda Corbo
23. Le carnet de Grauku – Sophie Laroche
24. Envers et contre tous – Tania Boulet
25. En plein cœur – Tania Boulet
26. Sur les pas de Julie – Tania Boulet
27. Sur la pointe des pieds – Tania Boulet


Pour un total de 27 livres en 31 jours. (Retard de 4 livres)

Entrevue avec SophieLit!

Voici l'entrevue que j'ai donnée à SophieLit, un peu plus tôt ce mois-ci.



"Comme vous le savez sans doute, l’année dernière j’ai relevé le défi 365, soit de lire 365 livres en 365 jours (et un peu plus parce que j’ai préféré ne pas parler de certains…), mais la simple idée de recommencer me donne la nausée étant donné l’effort que ce fut. Toutefois, il semblerait que j’ai inspiré une autre Sophie! En effet, Sophie Vaillancourt, future enseignante de français au secondaire, a décidé de se lancer ce défi et a accepté ma proposition de venir faire des billets ponctuels à ce sujet. J’ai donc eu envie de vous la présenter d’abord! Voici notre entrevue :


D’où vient ta passion pour la littérature jeunesse?

C’est cliché à dire, mais du plus loin dont je me souvienne, j’ai toujours adoré la littérature jeunesse. J’aime bien que la plupart des romans jeunesse soient simples, légers, bien que certains autres sortent littéralement du moule. J’aime aussi le fait que les histoires finissent généralement bien. Ça remonte le moral! Le plus important, par contre, ce sont les leçons que l’on peut tirer de ces histoires. Elles sont toutes en lien avec un thème très présent dans le quotidien des adolescents : amour, amitié, anorexie, suicide, sexe, etc. Je crois que d’aborder ces sujets est extrêmement important pour n’importe quel jeune, et pour n’importe quel adulte aussi. Ces sujets sont, et restent, d’actualité, peu importe l’âge de la personne qui lit le livre.

Tu dis que tu aimes que les histoires finissent bien. Est-ce nécessaire pour toi que la fin soit positive dans la littérature jeunesse? Pourquoi?

Il est vrai qu’une fin heureuse est toujours la bienvenue. L’utopie est rarement mal accueillie. Par contre, il faut comprendre que ça ne finit pas bien à tous coups. La vie, ce n’est pas un roman, et encore moins une histoire qui est prédestinée à bien se terminer. Je crois que les adolescents doivent s’en rendre compte avant que la réalité ne leur tombe dessus. Une fin malheureuse peut être porteuse d’un message aussi important que celui d’une fin heureuse. C’est à nous de l’interpréter selon notre vécu, notre réalité. Alors non, ce n’est pas nécessaire que la fin soit positive, même si cela est bien apprécié. C’est probablement bizarre à savoir, mais j’adore pleurer, j’adore être émue. Les livres arrivent souvent à me faire rejoindre un tel état, surtout les fins plus sombres. Le premier exemple qui me vient à l’esprit est la série Les Royaumes du Nord, de Phillip Pullman. Oui, il y a retour à l’équilibre de la situation initiale. Super! Mais c’est aussi ça, le problème : Lyra et Will doivent retourner chacun dans leur monde respectif et ne peuvent pas vivre ensemble, malgré leur amour. Je trouve cette séparation d’une infinie tristesse, même si elle est nécessaire. (J’en parle et j’ai les larmes aux yeux...)

Quelle est la place de la littérature dans ta vie?

C’est mon moyen d’évasion. Lorsque je suis triste, peu motivée par l’école ou encore délaissée par mes amis, je prends un bon livre et je le dévore. J’entre rapidement dans l’histoire et je n’en ressors que lorsqu’elle est terminée, c’est-à-dire quelques heures plus tard. C’est aussi de cette manière que j’ai appris à (bien) écrire. J’ai très peu de problèmes avec l’orthographe et je remercie grandement ma passion de la littérature pour ce don.

Quels sont tes genres favoris? Pourquoi?

Je lis beaucoup de romans fantastiques. Ils me montrent ce qu’il y a dans la tête de l’auteur, et c’est ce que j’aime découvrir. L’imagination est une ressource infinie, tandis que le monde dans lequel nous vivons nous est relativement connu. Personnellement, j’ai besoin d’entrer dans un monde que je ne connais pas du tout. Je suis un peu embêtée par les récits qui se déroulent dans notre réalité : ce sont des histoires qui pourraient être racontées par n’importe qui.
D’un autre côté, j’ai une facette un peu « fi-fille » : je croque avec joie dans les romans de type « chick-lit ». Chaque fille a besoin de rêver un peu, de lire des aventures d’amour stéréotypées. Cela lui permet de s’imaginer tenir le rôle principal d’une histoire semblable. C’est beau de rêver, non?

Quels sont les livres qui ont marqué ta propre adolescence?

Comme tout amateur de fantastique qui se respecte, j’ai lu Harry Potter! J’étais même tellement pressée de savoir ce qui se passerait dans le dernier tome que je l’ai lu en anglais. Pas moyen de résister! J’ai aussi lu les Chevaliers d’Émeraude, d’Anne Robillard. Ce fut une aventure longue et ardue pour les chevaliers, mais extrêmement plaisante pour moi. Je dois dire aussi que les deux autres séries qui m’ont marquée sont Les Royaumes du Nord, de Phillip Pullman, ainsi que La Tapisserie de Fionavar, de Guy Gavriel Kay. Ils ne sont pas nécessairement pour de jeunes ados, mais je les recommande à tous ceux et celles de 15 à 105 ans.

Lire un livre par jour est tout un défi! Qu’est-ce qui te motive?

Tout d’abord, je dois dire que j’ai été grandement impressionnée par ton propre défi. Je me suis même dit que j’étais déçue de ne pas y avoir pensé la première! Mais j’ai trouvé ça vraiment intéressant. De plus, comme je suis à l’université, les travaux m’ont pris beaucoup de temps et d’énergie, ce qui fait que j’ai un peu, voire beaucoup, abandonné ma passion. Ce défi était donc un moyen de renouer avec elle et d’explorer tout ce à quoi je n’avais pas encore touché. Finalement, en tant que future enseignante de français de niveau secondaire, je voulais connaitre à fond ce que mes étudiants allaient lire. Non seulement pour savoir s’ils me racontent des bobards sur ce qu’ils lisent (rires) mais aussi afin de mieux les conseiller dans leurs choix.

Quand lis-tu dans une journée? Dans quels endroits?

Comme je l’ai dit plus haut, je vais à l’université et, n’habitant pas Montréal, je dois faire près de 2h30 de transport en commun par jour. Lire est donc une bonne manière de rentabiliser ce temps qui est pour moi perdu. Aussi, il m’est impossible d’aller dormir sans avoir lu quelques pages, voire quelques chapitres, et ce, peu importe l’heure du coucher. Ça me détend et, lorsque je suis rendue assez zen, le sommeil m’emporte très facilement. C’est un petit rituel personnel, mais il me fait immensément du bien."